A la faveur de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, commémorée chaque 19 août, les humanitaires de la région de l’Est ont organisé une conférence publique, le vendredi 18 août 2023, au profit des élèves, des étudiants et de la population de Fada N’Gourma.
«L’action humanitaire, l’engagement communautaire, la prévention contre l’exploitation et les abus sexuels, le ciblage des bénéficiaires » sont entre autres modules qui ont meublé le menu d’une conférence publique animée, le vendredi 18 août 2023, par les humanitaires de la région de l’Est, à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire.
Dans une salle comble élèves, étudiants et autres acteurs ont eu droit à des communications, alternées d’échanges, à bâtons rompus.

Le premier conférencier, Dr Jean Valea du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), a disséqué la notion d’action humanitaire et ses implications. Pour lui, le travail humanitaire est guidé par 4 principes universels tirés du droit international humanitaire.
Il s’agit des principes de neutralité, d’impartialité, d’humanisme et d’indépendance. Aussi, a-t-il rappelé, il existe quatre types d’acteurs humanitaires. Ce sont : les agences des Nations unies, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, les Organisations non gouvernementales (ONG) internationales et les ONG nationales.

sexuels au 34 31.
A sa suite, Adjara Cissé du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) s’est étalée sur « la protection contre l’exploitation et les abus sexuels ». Elle a indiqué que la crise humanitaire a favorisé le phénomène d’abus sexuel dans le processus de prise en charge.
Elle a expliqué, en effet, que des brebis galeuses usent parfois de leur pouvoir pour abuser ou tenter d’abuser des personnes vulnérables. Pour ce faire, a-t-elle insisté, toute personne doit avoir le réflexe de dénoncer de tels agissements inappropriés auprès des comités de plaintes ou encore à travers le numéro vert : 34 31.

a insisté sur la gratuité de l’action humanitaire.
Le 19 août 2003, une journée noire
Le troisième conférencier Yacouba Ouédraogo, par ailleurs Directeur régional (DR) en charge de l’action humanitaire de l’Est, a abordé «le processus de ciblage et d’enregistrement des bénéficiaires ».
Répondant à une préoccupation relative à la situation des populations hôtes vulnérables, le DR Ouédraogo a indiqué que l’aide humanitaire est destinée à toutes les personnes vulnérables, qu’elles soient PDI ou issues des populations hôtes.
En outre les trois conférenciers ont rappelé que le processus d’enregistrement des personnes vulnérables et l’assistance humanitaire sont gratuits et toute personne qui transgresse ce principe doit être dénoncée et sanctionnée.
Outre cette conférence publique, les humanitaires de l’Est ont organisé une série d’activités en vue de marquer d’une pierre blanche la commémoration de l’évènement. Il s’agit, notamment d’une émission radiophonique sur les principes humanitaires, d’une journée de salubrité au district sanitaire de Fada N’Gourma, d’une cérémonie solennelle, d’une exposition de stands des humanitaires et d’un match de football de gala.
Pour le président du comité d’organisation, Yandi Lompo, par ailleurs directeur général de l’Association pour le développement des communautés villageoises (ADCV), c’était une semaine d’activités intenses et riches. D’où sa satisfaction du format choisi pour célébrer l’évènement cette année.

Lompo, c’était une semaine d’activités intenses et riches.
Il convient de rappeler que le 19 août 2003, 22 travailleurs humanitaires sont morts au cours d’un attentat à la bombe contre l’hôtel Canal à Bagdad en Irak. Un évènement tragique qui a amené l’Assemblée générale des Nations unies à adopter une résolution désignant le 19 août comme la Journée mondiale de l’aide humanitaire.

